Pourboire au Pérou : pourquoi votre guide de trek en a plus besoin que votre serveur
Les guides de trek et d'excursion dépendent davantage des pourboires que le personnel de restaurant.
Restaurants
La scène des restaurants au Pérou se divise assez nettement selon la clientèle touristique. Dans les établissements qui accueillent beaucoup de visiteurs étrangers, notamment dans le quartier de Miraflores à Lima ou les rues touristiques de Cusco, un frais de service est fréquemment déjà ajouté à l'addition, parfois clairement indiqué, parfois non, donc mieux vaut vraiment lire le total plutôt que de le supposer. Dans les endroits plus locaux, de quartier, c'est bien moins courant, et un pourboire modeste pour un bon service est un geste sympathique plutôt qu'une attente. L'habitude pratique à prendre ici est simplement de vérifier avant d'ajouter quoi que ce soit, car doubler le pourboire sur une addition qui inclut déjà un frais de service est une erreur facile à commettre pour les visiteurs.
Cafés et bars
Les cafés et les bars au Pérou ne fonctionnent absolument pas sur un pourcentage de pourboire : arrondir l'addition, ou laisser la petite monnaie, représente tout ce qui est attendu. Cela vaut d'autant plus en dehors de Lima et Cusco, où même les habitants laissent rarement un pourboire à ce niveau.
Taxis
Les taxis sont la seule catégorie au Pérou où le pourboire n'est vraiment pas la coutume, et essayer d'en donner un risque plutôt de dérouter le chauffeur que de lui faire plaisir. Ce qui compte à la place, c'est de convenir du tarif avant de monter, la plupart des taxis péruviens ne fonctionnant pas au compteur, les prix étant négociés à l'avance, en particulier à Lima et Cusco où les tarifs touristiques peuvent sinon grimper rapidement. Les applications de transport comme Uber évitent complètement ce problème si vous préférez ne pas négocier.
Hôtels
Le personnel d'entretien apprécie qu'on laisse un petit billet par nuit de séjour, et vu la part importante du tourisme péruvien qui passe par des villages de montagne et des lodges près des sentiers de trek, ce petit geste porte plus loin qu'ailleurs. Les porteurs qui s'occupent des bagages à l'hôtel ont l'habitude de recevoir quelques soles par valise, une somme assez modeste pour qu'il vaille la peine de garder de la monnaie sur soi tout au long du voyage.
Guides touristiques
C'est là que le Pérou se distingue vraiment de beaucoup d'autres pays de cette liste. Les guides et les porteurs des treks de plusieurs jours, qu'il s'agisse du célèbre chemin de l'Inca vers le Machu Picchu ou de l'une des randonnées plus courtes de la Vallée Sacrée, comptent sur les pourboires comme une part réelle et attendue de leurs revenus, et non comme un simple bonus. Il est courant de laisser un pourboire séparé à votre guide et à vos porteurs à la fin d'un trek, et les agences de voyage vous donneront souvent une fourchette indicative à l'avance, qu'il vaut la peine de suivre réellement, ces travailleurs accomplissant un effort physique véritablement rude en altitude pour rendre votre voyage possible.
En résumé
Le Pérou récompense l'attention portée aux détails : vérifiez les additions de restaurant pour d'éventuels frais de service cachés, ne donnez aucun pourboire aux chauffeurs de taxi, et réservez votre vraie générosité aux guides et porteurs qui vous font gravir les Andes. C'est là que l'argent fait vraiment la différence.
Lieux à visiter
Le paysage péruvien fait une grande partie du travail à votre place, et ces quatre lieux expliquent pourquoi les voyageurs y reviennent sans cesse.
Machu Picchu
La citadelle inca du XVe siècle, perchée à 7 970 pieds entre deux sommets, est tout aussi spectaculaire en vrai qu'en photo, et y arriver par le chemin de l'Inca de plusieurs jours plutôt qu'en train vous donne une perception de l'échelle réellement différente avant de franchir la Porte du Soleil.
La Montagne Arc-en-Ciel (Vinicunca)
Des dépôts minéraux strient ce sommet andin près de Cusco de bandes rouges, dorées et turquoise, mais la randonnée culmine au-dessus de 16 000 pieds, donc une acclimatation préalable à l'altitude compte vraiment ici.
Le lac Titicaca et les îles Uros
Le lac navigable le plus haut du monde abrite les îles flottantes du peuple Uros, construites et sans cesse reconstruites à partir de couches de roseaux totora, une méthode de construction utilisée sans interruption depuis des siècles.
La Vallée Sacrée
Entre Cusco et le Machu Picchu, cette vallée abrite des terrasses agricoles incas encore cultivées aujourd'hui, ainsi que les salines de Maras et les ruines fortifiées d'Ollantaytambo, tous accessibles en une seule journée bien organisée.
Préparer son voyage
La saison sèche, de mai à septembre, est la meilleure période pour les treks et pour profiter de vues dégagées au Machu Picchu, tandis que la saison des pluies, de décembre à mars, peut entraîner la fermeture complète du chemin de l'Inca pour entretien en février, donc vérifiez les fermetures de sentiers avant de réserver. L'altitude est ce que la plupart des primo-visiteurs sous-estiment : Cusco elle-même se situe au-dessus de 11 000 pieds, et y passer un jour ou deux avant de tenter un trek en haute altitude fait une réelle différence sur la façon dont vous vous sentirez. Les distributeurs automatiques sont courants à Lima et Cusco mais se raréfient dans les petites villes andines, donc gardez des soles péruviens en petites coupures pour les marchés, les taxis et les arrêts en zone rurale où la carte ne fonctionnera tout simplement pas. Réservez les permis pour le chemin de l'Inca bien à l'avance, idéalement plusieurs mois avant, car ils sont limités et s'épuisent vite en haute saison.
FAQ
Faut-il laisser un pourboire au Pérou ?
Pas pour les taxis, et les restaurants incluent souvent déjà un frais de service qu'il vaut la peine de vérifier, mais les guides de trek et les porteurs des randonnées de plusieurs jours dépendent réellement des pourboires comme part de leurs revenus.
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